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Marqueurs standards pour dictionnaires

(Standard Format Markers)

S.I.L. TOGO-BÉNIN

29 février 2008

Remarques générales

Les logiciels auxquels il est fait référence sont SHOEBOX et MDF (Multi-Dictionary Formatter), tous deux de la SIL. Ce dernier logiciel permet de transférer des données d’un fichier SHOEBOX en un fichier WORD, logiciel commercial de Microsoft (WORD v5.0, v5.5, v6.0, WINWORD v2.0, v6.0).

Le dictionnaire sera saisi comme une base de données du logiciel SHOEBOX. Le logiciel MDF, qui sert au transfert en vue de l’impression, est limité quant à ses possibilités. En particulier, on ne peut pas ajouter des marqueurs de champs aussi simplement que dans SHOEBOX, d’où l’importance de se conformer à ceux qui sont ci-dessous définis. En s’y conformant, on tirera le meilleur parti du logiciel MDF qui permet l’impression et le dictionnaire renversé.

Pour ceux qui ont déjà une base de données mais avec d’autres marqueurs, il faudra faire une table de changement qui permet d’obtenir les marqueurs que MDF reconnaît.

Un petit lexique à la fin explique divers termes techniques d’informatique utilisés ici, avec leur équivalent anglais.

Marqueurs standards

Informations générales

\lx

entrée lexicale

C’est le champ-clef que SHOEBOX utilise pour séparer les enregistrements et pour les trier. Il est donc obligatoire et ne peut en aucun cas être répété dans un même enregistrement. Selon les langues, il peut être acceptable de donner ici une forme complète, telle qu’elle est donnée en citation. Ainsi, par exemple, en nawdm [\lx fáàdbé] pour le paradigme fààdrá, fààdà, fààdḿ; fáàdbé où le linguiste reconnaîtrait un radical faad- suivi de divers suffixes, mais où le locuteur natif rattache toutes les formes du paradigme à la forme fáàdbé. Pour d’autres usages de la même base de donnée, il peut être préférable de mettre ici le monème (dans l’exemple ci-dessus, \lx faad-). La forme imprimée du dictionnaire utilisera, elle, le champ \lc (voir ci-dessous). Pour les monèmes conjoints, on utilisera alors les traits d’union précédente ou suivant, ou les deux.

L’expression « entrée lexicale » ne doit pas faire penser qu’il ne s’agit que de ce que, en linguistique, on appelle « monèmes lexicaux », tels les noms, les verbes, les adjectifs, etc., par opposition aux « monèmes grammaticaux », tels les pronoms, les particules, les conjonctions, etc. L’expression est ici utilisée dans un sens lexicographique et désigne toute forme qui figurera dans le dictionnaire.

MDF imprime ***

\hm

homonyme, homophone, homographe

Homonyme est un terme général qui englobe les homophones, c’est-à-dire les mots qui se prononcent de la même façon, quelle que soit leur orthographe, et qui ont des sens différents (en français, p.ex., seau et sot qui se prononcent [so]), et les homographes, c’est-à-dire les mots qui s’écrivent de la même façon, quelle que soit leur prononciation, et qui ont des sens différents (en français, p.ex., fils “enfant de sexe masculin”, prononcé [fis] et fils “pluriel de fil”, prononcé [fil]). Des homonymes peuvent être à la fois homophones et homographes (en français, p.ex. son (musical) et son (d’une céréale) se prononcent [sɔ̃] et s’écrivent de la même façon).

Les divers homonymes doivent constituer chacun un enregistrement particulier. Pour le premier, on écrira le chiffre 1 dans le champ [\hm ], donc [\hm 1, \hm 2, \hm 3], etc. Si l’on fait des renvois à l’un de ces mots, ils doivent comporter le chiffre adéquat.

MDF imprime ***

\lc

entrée lexicale complète

Il s’agit d’une forme complète qui peut être donnée en citation. On utilise ce champ si, dans le champ \lx on n’a pas mis une forme complète, mais seulement un monème conjoint, p.ex. en nawdm [\lx bérm-́, \lc bérmgú]. Dans ce cas, le tri se fera selon la forme donnée en \lx, mais à l’impression, ce sera la forme donnée en \lc qui apparaîtra. On n’utilisera par conséquent ce champ que si la forme donnée en \lx n’est pas celle que l’on veut voir apparaître dans le dictionnaire imprimé.

Lorsqu’il y a un champ \lc, MDF placera le contenu du champ \lx entre parenthèses
et le fera précéder de la mention "de". Pour l’exemple ci-dessus, le résultat sera donc :
bérmgú (de bérm-́).

\pd

paradigme

Ce champ permet d’identifier le paradigme du mot en question. Il peut être en particulier utilisé pour des paradigmes incomplets ou irréguliers. MDF reconnaît un certain nombre de codes spécifiques et il est recommandé d’utiliser de préférence ces codes spécifiques.

MDF imprime le contenu de ce champ entre parenthèses et le fait précéder de la mention "parad.:" .

Les codes spécifiques sont les suivants :

\pl

pluriel

Ce champ permet d’indiquer le pluriel du nom en entrée. Pour les langues où le pluriel de tous les noms se fait toujours de la même manière il est inutile d’inclure ce champ. En revanche, en particulier pour les langues à classes, la pratique habituelle est d’indiquer la forme du pluriel lorsqu’elle est attestée.

MDF écrit le contenu de ce champ entre parenthèses dans les mêmes caractères que le mot en
entrée (**\lx **ou** \lc** selon les cas) en le faisant précéder de la mention "pl.: ."

\sg

singulier

Ce champ permet d’indiquer le singulier du nom en entrée. Il est utilisé lorsque l’on a choisi comme forme d’entrée une forme grammaticalement plurielle désignant généralement un collectif ou un nom global. Ainsi, par exemple, en Nawdm, le mot pour “viande” est un nom global de forme grammaticale pluriel à partir duquel on fait un fragmentaire de forme grammaticale singulier : \lc námté \sg námgú \gn viande.

MDF écrit le contenu de ce champ entre parenthèses dans les mêmes caractères que le mot en
entrée (**\lx **ou** \lc** selon les cas) en le faisant précéder de la mention "sg.: ."

\fc

Champ spécialisé qui ne fait pas partie du Standard MDF: Il faut modifier les options dans Lexique Pro ou Toolbox pour obtenir les résultats souhaités.

forme en composition

Ce champ permet d’indiquer la forme que prend le radical lorsqu’il se trouve en composition. On n’inclura ce champ que dans les cas où le radical en composition est différent de celui dans un terme simple. Ainsi, par exemple, en nawdm, on aura \lc gwɛ́ɛ́gá \pl gwɛ́í \fc gò- \gn chien.

MDF écrit le contenu de ce champ entre parenthèses dans les mêmes caractères que le mot en
entrée (**\lx **ou** \lc** selon les cas) en le faisant précéder de la mention "comp.:".

\ff

Champ spécialisé qui ne fait pas partie du Standard MDF: Il faut modifier les options dans Lexique Pro ou Toolbox pour obtenir les résultats souhaités.

formes fléchies

Ce champ permet d’indiquer les formes conjuguées, c’est-à-dire les formes caractéristiques de la flexion du verbe en entrée. Généralement on ne retiendra que quelques formes à partir desquelles toutes les autres peuvent être obtenues. Ce choix sera expliqué dans l’introduction au dictionnaire. Ces formes seront toujours les mêmes et toujours dans le même ordre pour tous les verbes du dictionnaire. Pour les verbes défectifs, on remplacera la ou les formes manquantes par un tiret cadratin (—).

MDF écrit le contenu de ce champ entre parenthèses dans les mêmes caractères que le mot en
entrée (**\lx **ou** \lc** selon les cas) en le faisant précéder de la mention "flex.:".

\rd

forme redoublée

Ce champ permet d’indiquer la forme redoublée d’un adjectif, d’un adverbe intensif, ou d’un idéophone.

MDF écrit le contenu de ce champ entre parenthèses dans les mêmes caractères que le mot en
entrée (**\lx **ou** \lc** selon les cas) en le faisant précéder de la mention "red.: ."

\fa

Champ spécialisé qui ne fait pas partie du Standard MDF: Il faut modifier les options dans Lexique Pro ou Toolbox pour obtenir les résultats souhaités.

forme allongée

Ce champ permet d’indiquer la forme allongée d’un adverbe intensif, ou d’un idéophone.

MDF écrit le contenu de ce champ entre parenthèses dans les mêmes caractères que le mot en
entrée (**\lx **ou** \lc** selon les cas) en le faisant précéder de la mention "allong.: ."

\ph

forme phonique (prononciation)

Ce champ n’est utilisé que si la forme phonique du mot ne peut pas être directement déduite des règles orthographiques qui doivent, de toute façon, figurer dans l’introduction au dictionnaire. Ce champ peut aussi être utilisé après une sous-entrée (champ \se ).

Pour l’impression, le logiciel MDF place le contenu de ce champ entre crochets
phonétiques et l’imprime avec une police de caractère à espacement fixe, de type "Courier".
Ainsi, [\**lx dííté, \ph díːtɪ́] **sera imprimé dííté [díːtɪ́].

Origine du mot en entrée

\em

Ce champ est appelé \bw dans le standard pour l'anglais: “borrowed word”. Il faut modifier les options dans Lexique Pro ou Toolbox pour obtenir les résultats souhaités.

emprunt

Ce champ identifie la langue source ultime, là où elle est connue, de laquelle vient l’emprunt. La forme de l’original peut aussi figurer. On peut aussi, et cela est souhaitable, mentionner des langues intermédiaires si elles sont connues en écrivant « via langueX ». Ainsi, p.ex. en nawdm [\lx kàndé, \em portugais fi:candeia “lampe à huile” via gan fi:kàndé]. Si l’on préf`ère, on peut mentionner les langues intermédiaires d’abord et les séparer par le symbole < signifiant “vient de”. Ainsi, pour le même exemple, on aura [\lx kàndé, \em�gan fi:kàndé < portugais fi:candeia “lampe à huile”]. On veillera cependant à ne pas mélanger ces deux possibilités, mais à opter pour une qui sera appliquée de façon systématique dans tous les cas.

MDF imprime le contenu de ce champ entre parenthèses et le fait précéder du symbole "<" .

\et

étymologie

Ce champ permet de donner les proto-formes reconstruites. Il est mutuellement exclusif avec le précédent. On ne s’en servira que pour les reconstructions publiées. Pour des essais de reconstruction on se servira des champs de notes \nt ou du champ \ec ci-dessous.

MDF fait précéder le contenu de ce champ de la mention "étym.:".

\eg

étymologie (glose)

Ce champ donne la glose de la forme reconstruite. On gardera la glose dans la langue dans laquelle l’ouvrage traitant de la reconstruction est écrit. Pour les langues voltaïques, p.ex., Manessy a fait plusieurs reconstructions. On mettra donc la glose telle qu’elle apparaît dans ses ouvrages, c’est-à-dire en français. En revanche, si l’on cite Mukarovsky on donnera la glose en anglais puisque ses ouvrages sont écrits en anglais.

MDF imprime le contenu de ce champ entre guillemets "…".

\es

étymologie (source)

Ce champ permet de donner les références de la reconstruction donnée en \et. Il s’agit d’un champ de gestion personnelle qui n’est pas destiné à l’impression.

\ec

étymologie (commentaire)

Ce champ permet de faire des remarques lorsque la relation entre la forme reconstruite et le mot en entrée n’est pas évidente. On peut aussi s’en servir pour des reconstructions hypothétiques. Ce champ n’est pas destiné à l’impression.

Sous-entrée

\se

sous-entrée

Ce champ est principalement utilisé si le dictionnaire est organisé selon les radicaux plutôt que selon les formes avérées. Il est également utilisé lorsque, dans une langue, il existe des unités complexes (comme en français, p.ex. coucher, se coucher). Ce champ est comparable au champ \lx, si ce n’est le fait qu’il apparaît toujours à l’intérieur d’un enregistrement, mais autrement, il est suivi de tous les champs nécessaires à une entrée lexicale et sert de base pour le dictionnaire renversé. Il est possible d’avoir plusieurs champs \se à l’intérieur d’un même enregistrement. Dans bien des cas, cependant, il sera préférable d’avoir des entrées séparées plutôt que des sous-entrées, ceci afin de faciliter la recherche de l’utilisateur moyen, quitte à faire un usage étendu des renvois.

MDF place chaque sous-entrée sur une nouvelle ligne.

Informations générales (suite)

\ps

parties du discours (anglais)

Ce champ sert, pour ceux qui le désirent, à mettre l’abréviation anglaise usuelle en plus de l’abréviation en français contenue dans le champ \pn.

\pn

parties du discours (français)

Ce champ sert à l’identification du mot en entrée dans la langue vernaculaire, et non pas en français ou dans une autre langue. On trouvera en annexe une liste d’abréviations possibles. Cette liste doit être aménagée en fonction de chaque langue donnée. Il est possible d’utiliser plus d’une fois ce champ dans un enregistrement.

L’ordre des deux champs, \ps et \pn est fixe. S’il existe un champ \ps, le contenu de \pn ne sera imprimé que si l’on spécifie que le dictionnaire n’est pas pour un public anglophone. Dans ce cas, le contenu de \pn remplace celui de \ps.

MDF imprime le contenu du champ et le fait suivre d’un point, qui ne doit donc pas être
écrit manuellement. Chaque nouvelle apparition du champ **\ps** dans un enregistrement est
imprimée sur une nouvelle ligne.

\sn

sens

Ce champ est utilisé pour distinguer entre plusieurs significations d’une même entrée ou sous-entrée. Ce champ ne comporte que son marqueur suivi d’un numéro d’ordre. Lorsqu’une entrée est subdivisée selon les parties du discours (champs \pn ou \ps), entre nom et verbe par exemple, ce marqueur peut être aussi utilisé pour distinguer plusieurs sens aussi bien des formes nominales que verbales. Il faut faire un usage limité de ce champ. Il doit refléter la langue vernaculaire et non pas les équivalents qui peuvent servir de traduction dans une autre langue.

MDF ajoute une parenthèse fermante après le chiffre contenu dans ce champ.

Faisceau de champs concernant la langue vernaculaire

\gv

glose (langue vernaculaire)

Ce champ sert principalement pour des dictionnaires monolingues, où il peut être utilisé pour enregistrer un équivalent succinct donné par un locuteur. Pour les dictionnaires bilingues, cette information se trouve dans les champs \lf, comme synonyme, antonyme, générique, spécifique, etc.

\dv

définition (langue vernaculaire)

Ce champ sert, lui aussi, pour un dictionnaire monolingue. Son contenu doit provenir d’un locuteur de la langue et non pas d’un étranger.

Faisceau de champs concernant la langue officielle (français)

\gn

glose (français)

Ce champ est obligatoire dans chaque enregistrement. Il a plusieurs fonctions. Il sert 1) pour l’obtention de textes juxtalinéaires, 2) pour l’impression du dictionnaire (si le champ \dn est absent ou vide), et 3) pour le dictionnaire renversé (si le champ \rn est absent ou vide). Les gloses qui comportent plus d’un mot doivent unir ces mots par une barre de soulignement (p.ex. lait_de_coco) afin que SHOEBOX traite l’ensemble comme une seule unité en produisant un texte juxtalinéaire. Lorsque l’on veut mettre plus d’une glose, on a le choix entre deux possibilités :

\**gn**	nommer
\**gn**	commencer
\**gn**	détacher

OU

\**gn**	nommer ; commencer ; détacher
[noter : ESPACE—POINT-VIRGULE—ESPACE]
Quelle que soit le choix, MDF séparera chacune des gloses par une virgule et ajoutera
un point après la dernière. Dans le cas où l’on a dû utiliser une barre de soulignement,
MDF la remplacera par un espace.

\rn

dictionnaire renversé (français)

Ce champ donne le(s) mot(s) ou l’expression souhaitée pour un dictionnaire français langue vernaculaire. Il ne sert que si la forme donnée en \gn n’est pas adéquate ou suffisante pour cela. Ainsi, pour les textes juxtalinéaires on peut parfois se contenter d’un seul terme (p.ex. \lx hààré, \gn maison) mais souhaiter en avoir d’autres pour le dictionnaire renversé (p.ex. \lx hààré, \gn maison, \rn maison ; habitation ; famille). Ou bien, on peut souhaiter une abréviation pour les textes juxtalinéaires, mais un équivalent pour le dictionnaire renversé (p.ex. \lx bá, \gn 3pl, \re ils ; elles ; leur). On peut enfin souhaiter exclure une entrée du dictionnaire renversé. Dans ce cas, il suffit de placer un astérisque dans le champ \rn.

Le contenu de ce champ n’est pas imprimé dans le dictionnaire, mais uniquement dans le lexique
renversé. Il ne s’agit pas d’une définition. Par ailleurs, comme ce champ ne sert pas pour
les textes juxtalinéaires, la barre de soulignement ne doit pas être utilisée comme dans **\gn**.

REMARQUE : MDF peut traiter jusqu’à vingt gloses multiples dans les champs \gn ou \rn pour un seul sens. Si l’on en désire plus, il faudra restructurer les données pour ajouter soit des sens soit des entrées ou sous-entrées.

\wn

mot à mot (français)

Ce champ est utilisé si l’on désire obtenir des textes juxtalinéaires où ce sont les mots qui sont glosés (et non pas les monèmes). Ainsi par exemple on aura dans un enregistrement \lx bérm’-, \lc bérmgú, \gn�grand, \wn grandeur.

\dn

définition (français)

Ce champ permet de donner une définition en français du mot en question de façon plus précise que la glose du champ \gn. Il convient de bien distinguer les deux champs, \gn et \dn. La glose (\gn) est un équivalent approximatif et suffisamment suggestif et court pour un texte juxtalinéaire. La définition (\dn) vise à cerner le sens du mot en question, tant en ce qui concerne sa dénotation (l’aspect objectif) que sa connotation (l’aspect subjectif). Voir aussi les champs information encyclopédique (\en) et usage (\un).

Si ce champ existe, MDF imprimera son contenu et ignorera celui du champ **\gn**.
MDF fera suivre le contenu de ce champ d’un point.

Faisceau de champs concernant l’anglais

\ge

glose (anglais)

Ce champ est comme le champ \gn, mais permet d’ajouter une glose en anglais.

\re

dictionnaire renversé (anglais)

Ce champ est comme le champ \rn, mais permet d’obtenir un lexique inverse anglais langue vernaculaire.

\we

mot à mot (anglais)

Ce champ est comme le champ \wn.

\de

définition (anglais)

Ce champ est comme le champ \dn.

Faisceau de champs concernant la langue régionale

\gr

glose (langue régionale)

Ce champ est comme le champ \gn, mais permet d’ajouter une glose dans une langue véhiculaire ou nationale.

\rr

dictionnaire renversé (langue régionale)

Ce champ est comme le champ \rn.

\wr

mot à mot (langue régionale)

Ce champ est comme le champ \wn.

\dr

définition (langue régionale)

Ce champ est comme le champ \dn.

Dans un dictionnaire trilingue, le contenu des champs concernant la langue régionale sont
imprimés en italiques entre crochets et précédés de la mention "rég.: ", comme par exemple
[rég.: aƒetɔ].

Champs précisant l’identification d’une entrée

\lt

littéralement

Ce champ permet de préciser la traduction littérale d’une expression idiomatique ou d’un mot en entrée dont la glose ou la définition ne résulte pas de façon évidente de la somme des composantes. Ainsi, p.ex., \lx sàmǎà làŋkpádgá, \gn ananas, \lt doum de chez le blanc.

MDF imprime le contenu du champ entre guillemets, le fait précéder de "litt.:"et suivre
d’un point. Donc, dans l’exemple ci-dessus on obtiendra pour ce champ : "litt.:""doum
de chez le blanc".

\sc

nom scientifique

Il s’agit du nom scientifique (latin) d’une espèce végétale ou animale. Il faut, pour cela, avoir des références sûres et l’avis d’experts.

MDF imprime le contenu de ce champ en italiques soulignées et le fait suivre
d’un point.

Faisceau de champs concernant les phrases illustratives.

Le logiciel permet d’avoir de une à cinq phrases illustratives pour chaque sens ou sous-entrée.

\rf

référence

Ce champ permet d’indiquer la source de laquelle est tiré l’exemple, que ce soit un cahier de données, un texte, un numéro de ligne ou de phrase, etc.

Ce champ est plutôt un champ de gestion personnelle. Il peut cependant être imprimé, auquel
cas MDF le fait précéder de la mention "réf.:".

\xv

exemple (langue vernaculaire)

Une phrase illustrative permet de justifier et d’illustrer chaque sens d’une entrée. Elle doit être naturelle et courte. Les exemples tirés de textes doivent généralement être modifiés ou ajustés.

MDF imprime le contenu de ce champ dans la police de caractères réservée à la langue
vernaculaire (type Arial gras), mais ne fait pas d’autre formatage.

\xn

exemple (traduction libre en français)

Il s’agit de la traduction de l’exemple contenu dans le champ \xv.

MDF imprime le contenu de ce champ en italiques.

\xe

exemple (traduction libre en anglais)

Comme ci-dessus \xn, mais en anglais.

\xr

exemple (traduction libre en langue régionale)

Comme \xn.

\xg

exemple (glose pour texte juxtalinéaire)

Permet d’inclure une glose du champ \xv pour un texte juxtalinéaire.

MDF ne reconnaît pas encore ce champ et ne pourra donc pas en maintenir l’intégrité lors d’une impression. Il est d’ailleurs probable que des exemples en traduction juxtalinéaire ne sont pas souhaitables dans un dictionnaire.

Faisceau de champs précisant les acceptions et les usages d’une entrée

\un

usage (français)

Il s’agit d’une caractérisation, en français, de l’usage du mot en entrée, que ce soit selon le niveau de langue (soutenu, familier, vulgaire, etc.; technique, courant, etc.), selon l’âge ou le sexe (archaïque, moderne, personnes de même sexe, etc.), selon la classe sociale (notables, ouvriers, écoliers, etc.), selon la région, etc. On peut aussi inclure les connotations pragmatiques qui ne seraient pas clairement déductibles de l’information donnée en \dn. Voir aussi le champ \lf qui peut faire partiellement double emploi.

MDF ne fait qu’imprimer le contenu du champ précédé de "usage:".

\ue

usage (anglais)

Comme \un ci-dessus.

\ur

usage (langue régionale)

Comme \un ci-dessus.

\uv

usage (langue vernaculaire)

Comme \un ci-dessus.

\en

information encyclopédique (français)

Ce champ permet d’étendre l’information descriptive ou ethnographique donnée dans le champ \dn pour un étranger qui ne partage pas le même capital de connaissances que le locuteur. Contrairement au contenu des notes (champs \nt et autres, cf. ci-dessous), le contenu de ce champ est destiné à être imprimé. Il peut être utilisé pour toute information qui n’a pas trouvé sa place dans les quelque cent autres champs du logiciel.

MDF imprime le contenu de ce champ tel quel, sans aucun formatage.

\ee

information encyclopédique (anglais)

Comme \en ci-dessus.

\er

information encyclopédique (langue régionale)

Comme \en ci-dessus.

\ev

information encyclopédique (langue vernaculaire)

Comme \en ci-dessus.

\on

restrictions (français)

Ce champ sert à indiquer des restrictions sémantiques ou grammaticales.

MDF imprime le contenu de ce champ précédé de la mention "restr.:", et suivi d’un point.

\oe

restrictions (anglais)

Comme \on ci-dessus.

\or

restrictions (langue régionale)

Comme \on ci-dessus.

\ov

restrictions (langue vernaculaire)

Comme \on ci-dessus.

Faisceau de champs concernant les fonctions lexicales

Les champs de ce faisceau doivent toujours rester dans cet ordre puisque chaque exemple a sa glose distincte. Il peut y avoir autant de faisceaux que l’on veut. MDF met un point-virgule entre chaque faisceau et un point après le dernier.

\lf

fonctions lexicales

Ce champ sert à faire des renvois à d’autres entrées qui lui sont reliées de diverses manières. Contrairement au champ \cf où le lien entre les mots reste non défini, le champ \lf permet de spécifier de quelle manière les termes mis en renvoi sont reliés (antonyme, synonyme, partie, tout, générique, spécifique, instrument, matériau, etc.). On trouvera une liste comportant les relations les plus courantes en annexe. Cette liste cependant n’est pas exhaustive.

Après le code du champ, il faut écrire le type de relation qu’a le mot en renvoi avec le mot en entrée. Ce type de relation peut être aussi une forme abrégée (comme « Gén » pour « Générique »., puis on tape un signe égale entre deux espaces. Enfin, à la suite, on écrit le mot en renvoi. On obtient ainsi par exemple [\lx sapin \lf Gén = conifère].

MDF imprime le type de relation ou son abréviation en italiques, converti la séquence
espace-égale en deux-points, et imprime ce qui suit avec la police de caractères réservée
pour la langue vernaculaire. MDF ignore tout champ qui n’a aucune information après
le signe égale.

\ln

fonction lexicales (glose en français)

Ce champ sert à donner la glose française du terme donné dans le champ \lf. Si l’on utilise le champ \lf pour des synonymes dans d’autres dialectes ou pour des niveaux de langue, on peut alors utiliser le champ \ln pour indiquer le nom du dialecte ou l’information quant au niveau de langue. Par exemple [\lx auto \lf SynN = bagnole \ln Pop.].

MDF imprime le contenu de ce champ entre guillemets "…".

\le

fonctions lexicales (glose en anglais)

Comme \ln ci-dessus.

\lr

fonctions lexicales (glose en langue régionale)

Comme \ln ci-dessus.

Autres champs concernant le mot en entrée et son réseau lexico-culturel

\sy

synonymes

Ce champ permet d’inscrire les synonymes, mais ne permet pas d’en donner une glose ni d’en préciser le type, contrairement aux faisceaux de champs \lf .

MDF imprime le contenu de ce champ avec la police de caractère réservée à la langue
vernaculaire, le fait précéder de la mention "syn.:", et suivre d’un point.

\an

antonymes

Ce champ permet d’inscrire les antonymes, mais ne permet pas d’en donner une glose ni d’en préciser le type, contrairement aux faisceaux de champs \lf .

MDF imprime le contenu de ce champ avec la police de caractère réservée à la langue
vernaculaire, le fait précéder de la mention "ant.:", et suivre d’un point.

\mr

structure morphologique

Ce champ permet de donner la structure morphologique du mot en entrée là où des processus morphophonologiques se produisent. Ainsi, p.ex. en nawdm [\lx bákú, \mr bág’-gu].

MDF imprime le contenu de ce champ entre parenthèses avec la police de caractère réservée à
la langue vernaculaire, le fait précéder de la mention "struct.:", et suivre d’un point.

\cf

renvois

Ce champ permet de faire des renvois rapides à d’autres mots en entrée. Il est particulièrement utile dans le cas de mots composés pour faire des renvois aux composantes. Ainsi, p.ex. en nawdm [\lx hékpáám, \gn miel, \cf hébé, \cf kpáám].

MDF converti ce code dans la mention "voir:". MDF accepte plusieurs faisceaux de
champs **\cf** , les séparant par des points-virgules et faisant suivre le dernier d’un point.

\cn

renvoi (glose en français)

Ce champ sert à donner la glose française du terme donné dans le champ \cf. Ainsi, pour l’exemple en nawdm ci-dessus on aura [\lx hékpáám, \gn miel, \cf hébé, \cn abeille, \cf kpáám, \cn huile].

MDF imprime le contenu de ce champ entre guillemets "…".

\ce

renvoi (glose en anglais)

Comme \cn ci-dessus.

\cr

renvoi (glose en langue régionale)

Comme \cn ci-dessus.

\mn

renvoi d’une entrée mineure à une principale

Ce champ permet d’inclure en entrée une forme irrégulière, abrégée ou inhabituelle et de renvoyer à l’entrée principale où toute l’information figurera. [\lx auto, \mn automobile].

MDF imprime le contenu de ce champ dans la police de caractères réservée à la langue
vernaculaire, le fait précéder de la mention "voir sous"et le fait suivre d’un point.

\va

variantes du mot en entrée

Ce champ est en quelque sorte la contrepartie du précédent. Il permet d’inclure des formes abrégées, des variantes de prononciation, des variantes orthographiques. On peut aussi se servir du faisceau des champs \va pour les variantes dialectales (l’autre façon étant d’utiliser \lf SynD = ). En revanche, les flexions et autres changements grammaticaux devront être traités dans les champs pour les paradigmes, voir \pd ci-dessous.

MDF imprime le contenu de ce champ dans la police de caractères réservée à la langue
vernaculaire et le fait précéder de la mention "var.:".

\vn

variante (glose en français)

Ce champ sert à donner la glose française du terme donné dans le champ \va. Il peut aussi servir à donner le nom du dialecte si l’on a utilisé le champ \va pour une variante dialectale.

MDF imprime le contenu de ce champ entre parenthèses (…).

\ve

variante (glose en anglais)

Comme \vn ci-dessus.

\vr

variante (glose en langue régionale)

Comme \vn ci-dessus.

Champs permettant de relier l’entrée à d’autres mots similaires

\sd

domaine sémantique

L’utilisation et la place de ce champ sont à la discrétion de l’utilisateur. On veillera à indiquer les catégories sémantiques pertinentes pour la langue donnée évitant que celles du français ne les force ou ne les masque. L’utilisation de ce champ permet des analyses par domaines sémantiques, elle permet aussi l’obtention de lexiques spécialisés.

Le contenu de ce champ n’est généralement pas imprimé. MDF peut toutefois l’imprimer.
Dans ce cas, le contenu est placé vers la fin de l’entrée, précédé de la mention "Dom.sém.:"
et suivi d’un point.

\is

index sémantique

Ce champ permet de mettre les mots en relation les uns avec les autres et avec des listes existantes, telles que le dictionnaire grec–anglais par domaines sémantiques de Louw et Nida (1988), la liste de Murdock et al (1982) connue sous le nom de Human Relation Area Files, ou la liste de Hashimoto (1977). On peut ainsi obtenir un lexique groupé selon les domaines de l’auteur choisi. On se souviendra que ces listes se veulent universelles et ne tiennent donc pas nécessairement compte des catégories internes d’une langue donnée, qui sont consignées dans le champ \ds auquel ce champ ne saurait donc se substituer.

Le contenu de ce champ, quand il est imprimé, est placé après la mention "Sém.:"et est
suivi d’un point.

\th

thesaurus

Il s’agit ici des catégories propres d’une langue donnée. On fera figurer dans ce champ le terme générique sous lequel le terme en entrée est classé par les locuteurs. Ainsi en hébreu, par exemple, remesh ne désigne pas seulement les reptiles au sens des classifications européennes, mais plutôt les animaux terrestres à l’exception des mammifères et des oiseaux. Dans beaucoup de langues, le terme générique traduit en français par “poisson” désigne non seulement les poissons, mais aussi les mammifères marins et les crustacées.

Champs permettant de relier l’entrée à du matériel extérieur au dictionnaire

\bb

références bibliographiques

Ce champ permet de faire un renvoi à des ouvrages qui traitent du mot en question.

MDF fait précéder le contenu de ce champ de la mention "Lire:", et le fait suivre d’un
point.

\pc

référence picturale ou image illustrative

Ce champ permet de faire référence à toute forme d’image, de dessin ou de photo, que ce soit manuscrit, imprimé ou sous forme informatisée. Si ce champ commence par .G., alors MDF imprimera son contenu comme une image graphique. Dans le répertoire qui contient le base de données, créer un sous-répertoire “images”. La syntaxe pour Lexique Pro est la suivante :

\pc .G.images\[nom de fichier];[largeur (e.g. 2cm)];[hauteur (e.g. 3cm)]
Exemple : \pc .G.images\aigle.jpg;3.8cm;2.5cm
MDF dans ce cas déplace le contenu vers le début de l’entrée, la sous-entrée ou le sens,
la place dans une boite sur la droite et le texte peut l’entourer. Si la mention ".G."
est absente, MDF imprime le texte tel quel.

Notes

\nt

note

Ce champ permet d’annoter n’importe quel champ. Il peut donc être placé à n’importe quel endroit, selon les besoins.

Généralement, ce champ n’est pas destiné à l’impression, excepté pour les brouillons qui
doivent être revus. Dans ce cas, MDF place le contenu entre crochets avec la mention 

[Note: —]. Pour plus de détails, MDF reconnaît les codes suivants :

\np

note phonologie et morphophonologie

[Phon.: —]

\ng

note grammaire

[Gramm.: —]

\nd

note discours

[Disc.: —]

\na

note anthropologie

[Anthr.: —]

\ns

note sociolinguistique

[Sociol.: —]

\nq

note question

[Quest.: —]

Champs concernant la gestion personnelle

\so

source des données ou de l’information

Ce champ est utile surtout lorsque plusieurs personnes travaillent sur la même base de données.

Ce champ n’est généralement pas imprimé. Si l’on souhaite le faire, MDF l’imprime
précédé de la mention "Source:", et suivi d’un point.

\st

statut ou état du manuscrit informatique

Ce champ peut être utilisé pour indiquer une entrée qui ne doit pas apparaître dans le dictionnaire final (p.ex. dans certains cas on veut éviter les termes grossiers). Il peut aussi être utilisé pour indiquer qu’une entrée est considérée comme complète et prête pour l’impression.

Ce champ n’est généralement pas imprimé. Si l’on souhaite le faire, MDF l’imprime
précédé de la mention "Statut:", et suivi d’un point.

\dt

date de la dernière édition

Ce champ peut être rendu automatique avec le logiciel SHOEBOX. Il n’est normalement pas imprimé.

\??

champs inconnus

Les champs que le logiciel MDF ne reconnaît pas sont placés à la fin de l’entrée entre crochets et précédés de deux points d’interrogation. On peut choisir ou non de les imprimer.

Exemples (homophones, homonymes)

Base de données SHOEBOXRésultat mis en page par MDF
\lx bà[homonymes]
\hm 1
\ps nég.cplbà1 nég.cpl. ne…pas
\gn ne…pas
\dt 9/Dec/95
\lx bà
\hm 2bà2 v.déf. être
\ps v.déf
\gn être
\dt 10/Jan/94

Fonctions lexicales (champ \lf)

Abl ablatif, en s’éloignant de celui qui parle (aller - partir). S’oppose à All.

Adj adjectif, forme adjectivale (être rouge - rouge)

All allatif, en direction de celui qui parle (aller - venir). S’oppose à Abl.

Ant antonyme (lourd - léger). S’oppose à lui-même.

Appl applicatif, action appliquée de façon particulière (toucher - toucher pour humecter)

Appr appréciatif (femme - chérie). S’oppose à Dépr.

Augm degré supérieur, augmentatif (gùrííré “jarre” - gùríígú “grosse jarre”). S’oppose à Dim.

Base base de laquelle sont dérivées plusieurs autres formes (faire boire - boire).

Caus causatif ou factitif (téter - allaiter)

Chef chef d’un groupe (termite - reine)

Coll collectif (homme - foule). S’oppose à Unité.

Cont continuatif (se courber - marcher courbé). S’oppose à Disc, Disp.

Cpart contrepartie (grand-père - petit-fils, petite-fille) (mortier - pilon). S’oppose à lui-même.

Dégr dégradation, état dégradé (bois - vermoulu)

Dépr dépréciatif, péjoratif (chien - espèce de chien!). S’oppose à Appr.

Dim degré inférieur, diminutif (dormir - somnoler), (gùrííré “jarre” - gùríígá “petite jarre”). S’oppose à Augm.

Disc discontinuatif (se courber - faire des courbettes). S’oppose à Cont.

Disp dispersif, action faite en plusieurs directions (cracher - postillonner). S’oppose à Cont.

Égr égressif, phase finale (pleuvoir - cesser de pleuvoir). S’oppose à Ingr.

Fréq fréquentatif ou répétitif (dire - redire). S’oppose à Sing, Unité.

Gén générique (kapokier - arbre). S’oppose à Spéc.

Id idiome, expression conventionnelle (souffrance - manger la souffrance)

Ingr ingressif ou inchoatif, phase initiale (sec - sécher), (brûler - allumer). S’oppose à Égr.

Int intensif (tuer - massacrer), (rouge - rouge sang)

Inv inversif (coller - décoller) [voir aussi Ant]. S’oppose à lui-même.

Man manière (homme blanc - à la manière des blancs)

Mat matériau (toit - paille)

NAct nom désignant l’acteur (vendre - marchand)

NBén nom désignant le bénéficiaire (allaiter - bébé)

NBut nom désignant le but (rentrer - maison)

NDév nom déverbatif (vendre - vente)

NFonc nom désignant la fonction (chef - chefferie)

NInst nom désignant l’instrument (cultiver - houe)

NLoc nom désignant le lieu (vendre - marché, boutique) (grain - grenier)

NPat nom désignant le patient (vendre - marchandises) (engranger - récolte)

Occ occasion typiquement associée (curé - messe) (danse - fête)

ParA parallélisme antonymique, dans des formules (soir - matin)

ParS parallélisme synonymique, dans des formules (sûr - certain)

Part partie d’un tout (maison - mur, toiture). S’oppose à Tout.

Perm permansif, état durable résultant d’une action (charger - porter). S’oppose à Phase.

Phase phase ou étape d’un procès (année - saison sèche, saison des pluies). S’oppose à Stat, Perm, Rés, Unité.

Plur pluratif, action multiple (frapper - donner des coups) [voir aussi Coll, Fréq]. S’oppose à Sing.

Prép activité ou état préparatoires (cultiver - défricher)

Rés activité ou état résultant (mourir - mort). S’oppose à Phase.

Sent sentiment, sensation (feu - chaud)

Série construction sérielle conventionnelle (coucher - dormir)

Sim similaire, quasi-synonyme (curé - abbé). S’oppose à lui-même.

Sing singulatif, action unique (piler - donner un coup de pilon) [voir aussi Unité]. S’oppose à Plur.

Son son associé (poule - caqueter)

Spéc spécifique, hyponyme (humain - homme, femme). S’oppose à Gén.

Stat statif (s’asseoir - être assis). S’oppose à Phase.

Syn synonyme (auto - voiture). S’oppose à lui-même.

SynD synonyme dialectal (kwɛ́ɛ́lá “fils” - fáálá) [voir aussi faisceau \va ]

SynE emprunt utilisé comme synonyme (dègrgú “chapeau” - kúkú)

SynN synonyme d’un autre niveau de langue (voiture - bagnole) [voir aussi faisceaux \va et \un ]

SynP synonyme en langage parabolique (nídá “humain” - kɔ̀rbúgú)

Tout ensemble, s’oppose à partie (hampe - flèche). S’oppose à Part.

Unité élément d’un ensemble, s’oppose à collectif (foule - homme). S’oppose à Coll, Phase.

Vdén verbe dénominatif (soir - faire soir)

ABRÉVIATIONS

Parties du discours

Cette liste contient des mots qui désignent des parties du discours ou rentrent dans les désignations de parties du discours.

Abreviation Partie du discours
acc.accompli
adj.adjectif
adv.adverbe
affirm.affirmatif
anim.animé
art.article
asp.aspect
aux.auxiliaire
card.cardinal
circ.circonstant
cl.classe nominale
comp.comparatif
compl.complétif
cond.conditionnel
conj.conjonction, conjonctif
conn.connectif, connecteur
coord.coordonnant, coordinatif
cop.copule
décl.déclaratif
déf.défini
défect.défectif
déict.déictique
dém.démonstratif
descr.descriptif
emph.emphatique
excl.exclusif
f.féminin
foc.focalisateur
fut.futur
idéoph.idéophone
imp.impératif
inacc.inaccompli
inal.inaliénable
inan.inanimé
incl.inclusif
incpl.incomplétif
ind.indicatif
indéf.indéfini
inf.infinitif
interj.interjection
interrog.interrogatif
intr.intransitif
loc.locution
locat.locatif
log.logophorique
m.masculin
n.nom, nominal
n.pr.nom propre
nég.négation
num.numéral
o.objet
o.i.objet indirect
ord.ordinal
part.particule
partic.participe
pers.personne, personnel
pl.pluriel
poss.possessif
postp.postposition
prép.préposition
pron.pronom
qual.qualificatif
quant.quantificatif
récipr.réciproque
réfl.réfléchi
rel.relatif
s.sujet
sg.singulier
spéc.spécifique, spécificatif
stat.statif
subj.subjonctif
subord.subordonnant, subordinatif
synt.syntagme
temp.temporel
tr.transitif
v.verbe, verbal
voc.vocatif

Langues

Cette liste propose quelques abréviations pour les langues dont les mots d’emprunt sont issus. S’il n’y a qu’un ou deux mots issus d’une langue il est conseillé de donner le nom de la langue en entier plutôt que son abréviation. Cela prendra finalement moins de place que de devoir donner l’abréviation dans la liste des abréviations. Les langues dont le nom est court (gan, gen, fon) ne seront pas abrégées.

Abreviation langue
ach.achanti (twi)
all.allemand
angl.anglais
ar.arabe
bar.bariba (baatonu)
dagb.dagbani
dan.danois
esp.espagnol
fr.français
ful.fulfulde (peul)
gr.grec
gul.gulmancema (gourmantché)
haw.haoussa (hawsa)
kab.kabiyè
konk.konkomba
lat.latin
mal.malinké
mand.mandinka
néerl.néerlandais (hollandais)
port.portugais
sém.sémitique
son.songhai
tam.ditamari (tamberma)
yor.yoruba

Autres abréviations usuelles

abrév.abréviation
adr.adresse
agr.(terme d’) agriculture
anal.analogie
anat.(terme d’) anatomie
anc.ancien, anciennement
arch.(usage) archaïque
archit.(terme) d’architecture
bot.(terme de) botanique
bouch.(terme de) boucherie
c.-à-d.c’est-à-dire
cf.confer [comparer]
cour.(usage) courant
cuis.(terme de) cuisine
dés.désuet
dial.dialecte, dialectal
div.divers
divin.(terme de) divination
él.éloigné
empr.emprunt (à)
env.environ
fam.familier, familièrement
ferr.(terme de) ferronnerie
fig.figuré
hon.(usage) honorifique
id.idem [même chose]
ibid.ibidem [au même endroit]
impr.impropre, improprement
inus.inusité
invar.invariable
irr.irrégulier, irrégulièrement
litt.littéral, littéralement
loc.local
maçon.(terme de) maçonnerie
méc.(terme de) mécanique
méd.(terme) médical
men.(terme de) menuiserie
milit.(terme) militaire
mod.(usage) moderne
mus.(terme de) musique
néol.néologisme
p.-ê.peut-être
p.ex.par exemple
p.ext.par extension
péj.péjoratif, péjorativement
pop.populaire
pr.1. proche 2. propre, proprement
qqch.quelque chose
qqf.quelque fois
qqnquelqu’un
rac.racine
rad.radical
réc.récent
réf.référence
rég.régional, régionalisme
rel.(terme) religieux
sc.(terme) scientifique
s-ent.sous-entendu
sp.species [espèce]
spp.espèces
ssp.subspecies [sous-espèce]
sspp.sous-espèces
techn.(terme) technique
vann.(terme de) vannerie
var.variante
vulg.vulgaire, vulgairement
vxvieux
zool.(terme de) zoologie

LEXIQUE INFORMATIQUE

  1. base de données (database). Collection ordonnée de données du même type. Ici il s’agit d’un lexique ou d’un dictionnaire. Cette collection est généralement divisée en unités logiques appelées enregistrements, eux-mêmes divisés en champs.
  2. champ (field). La plus petite unité d’une base de données. Un ensemble de champs constitue un enregistrement. Ainsi, par exemple, les divers sens d’un mot constituent des champs. Un champ commence toujours par un marqueur.
  3. champ-clef (key). Le champ qui définit un enregistrement et sert au tri des divers enregistrements.
  4. enregistrement (record). C’est l’unité principale d’une base de données. Un enregistrement se divise en champs comportant chacun une information particulière. Dans un dictionnaire, par exemple, chaque mot et toutes les informations sur ce mot constitue un enregistrement. Un enregistrement commence toujours par un champ-clef.
  5. marqueur (de champ) (standard format marker). Les marqueurs permettent de structurer un texte en une base de données, ou de permettre aussi à sa mise en page. Un marqueur comporte trois parties : une barre oblique inverse (\), un code de une à quatre lettres, un espace ou un retour de chariot.

Bibliographie

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HASHIMOTO, Mantaro J., 1977, The Newari language. A classified lexicon of its Bhadgaon dialect, Tokyo : Institute for the Study of Languages and Cultures of Asia and Africa.

LOUW¸Johannes P., and Eugene A. NIDA, ed., 1988, Greek–English lexicon of the New Testament based on semantic domains, New York : United Bible Societies, XXV-843+375 p., 4 cartes.

MANESSY, Gabriel, 1969, Les langues gurunsi. Essai d’application de la méthode comparative à un groupe de langues voltaïques, (Bibliothèque de la SELAF, 12-13). Paris : SELAF, 80+102 p., 1 carte.

MANESSY, Gabriel, 1975, Les langues Oti-Volta. Classification généalogique d’un groupe de langues voltaïques, (Langues et civilisations à tradition orale, 15). Paris : SELAF, 314 p., 2 cartes.

MANESSY, Gabriel, 1979, Contribution à la classification généalogique des langues voltaïques, (Langues et civilisations à tradition orale, 37). Paris : SELAF, 109 p.

MUKAROVSKY, Hans Günther, 1976-77, A study of Western Nigritic, (Beiträge zur Afrikanistik, 1-2), Wien : Afro-Pub, 2 vol., X-414+258-CXII p.

MURDOCK, George Peter, et al., 19875 [19381], Outline of cultural matterials, New Haven : Human Relations Area Files, XXV-247 p.

Jacques NICOLE


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